POLÉMIQUES DANGEREUSES SUR LA NATIONALITÉ DE Karim Wade : QUEL EST LE PROJET ?

Le pouvoir actuel du Sénégal a modifié le code électoral pour y introduire, en catimini, deux modifications majeures en vue d’écarter en 2018 Monsieur Karim Meissa Wade.

La première a consisté à exiger de tout candidat à l’élection présidentielle d’être exclusivement sénégalais.

Personnellement, je trouve cette exigence légitime.

La seconde a consisté à exclure tout non électeur de l’élection présidentielle.

C’est cette modification qui a permis d’écarter Karim Wade et KHALIFA ABABACAR SALL en 2019 et que la tentative d’application à Ousmane SONKO a provoqué les révoltes populaires de mars 2021 et de juin 2023.

Cette volonté d’écarter des adversaires politiques est devenue tellement banale que certains sont entrain d’exiger que pour être Président il faut savoir parler wolof.

Les tenants du pouvoir actuel ont ouvert la boîte à pandore de façon irresponsable en oubliant que l’ivoirité a déjà brûlé la côte d’Ivoire.

Le racisme, l’ethnicisme et la xénophobie sont les ingrédients de cette folie nationaliste qui a causé les plus grandes atrocités humaines : traite des noirs, colonisation et extermination des juifs.

La loi électorale est suffisament claire pour qu’il ne soit pas utile de stigmatiser davantage Monsieur Karim Wade : puisqu’on lui demande de déclarer sur l’honneur qu’il est exclusivement de nationalité sénégalaise, si on doute de sa déclaration, il suffit d’en faire une simple réclamation sans tambours ni trompettes.

De toutes les façons, si les sénégalais décident de faire de Monsieur Karim Meissa Wade leur président, celui-ci ne sera pas le premier métis à diriger notre pays.

En effet, le premier Président connu d’une partie importante de notre pays, Ndiandiane Ndiaye, était, aussi, un métis.

Dans un monde mélangé et interdépendant, les polémiques sur les identités sont incongrues et pitoyables.

Monsieur Barack Obama était américain et keyan, par le sang, un métis, cela ne l’a pas empêché de diriger la plus grande puissance militaire du monde.

De plus en plus, les identités seront métissées, soit par le sang, soit par la nationalité.

Mais, au fait que signifie être sénégalais ?

Pour moi, être sénégalais c’est aimer le sénégal, c’est être prêt à faire des sacrifices pour notre pays.

À son corps défendant, Karim Wade s’est vu priver d’un père, trop occupé à sillonner, pendant plus de 38 ans, le Sénégal et défendre ses idées pour rendre le Sénégal meilleur.

Karim Wade a servi, de façon exemplaire, le Sénégal durant 10 ans, il a mis en terre sénégalaise son épouse arrachée à son affection, il est venu répondre à la crei, il a enduré plus de 3 ans l’emprisonnement arbitraire.

Il a mené toutes les batailles judiciaires pour finir par gagner son procès contre ses bourreaux au tribunal des nations unies.

Aujourd’hui, alors qu’il vit comme un roi dans l’un des pays les plus riches au monde, Karim Wade est prêt à revenir dans ce pays qu’il aime tant, accepter tous les sacrifices et toutes les privations pour apporter sa contribution à son peuple.

Ce qui est inacceptable, c’est de voir des gens qui n’ont rien fait de grand pour le Sénégal, qui ont, cependant, tout obtenu de ce pays, s’acharner sur Monsieur Karim Meissa Wade avec des arguments sortis des caniveaux.

Allons-nous accepter que ces individus remplis de haine pour leurs semblables nous divisent et nous entraînent vers les abîmes de la décadence ?

Il y a bien une façon de répondre à cette question : il suffit de voter massivement pour le candidat Karim Meissa Wade le 25 février 2024 pour dire au reste du monde que nous sommes fiers de notre diversité et de notre poète Président Léopold Sedar Senghor, père de la civilisation du métissage.

Que Dieu bénisse le Sénégal.

Tamba Danfakha
Président Coalition Priorité Emploi Avec Karim Wade

Aicha Gueye PDS SUISSE

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