« 3e MANDAT » – Révélations sur Macron, Macky et Alpha Condé

Robert Bourgi, jadis bien introduit dans les palais africains, n’est plus bien en cour auprès de certains chefs d’Etat. Ce dépositaire des réseaux foccartiens semble traité en paria, même par Ali Bongo, le fils de son ancien bienfaiteur Omar.

N’empêche, il tient par des reliques au Sénégal un tremplin plein de rebondissements médiatiques pour les cancans qui minent son quotidien de « faiseur de roi ».

En un moment, dans des cercles informés, on l’avait décrit en messes basses comme un métronome qui roulait pour Ousmane Sonko et qui entretenait des relations polaires avec Macky Sall.

Comme il est disposé à changer d’amis lorsque les variations de la fortune l’exigent, on a l’impression que l’homme aux pirouettes spectaculaires est de nouveau proche du chef de l’Etat sénégalais et qu’il volerait à son secours depuis qu’une certaine presse semble insinuer qu’une éventuelle candidature du président Sall ne rencontrerait pas l’adhésion de l’Elysée.

Seulement, Bourgi s’y prend par une maladresse d’ours. En outre de nous aiguiller au sujet de la fameuse audience entre Macky Sall et Marine Le Pen, le trop controversé avocat, par ses révélations, nous permet d’en savoir un peu plus sur la position de Emmanuel Macron, relativement au « 3e mandat ».

Dans un entretien avec L’Observateur, parcouru par Seneweb, le bourreau de François Fillon assure «ignor(er) totalement ce qui s’est dit à l’Élysée entre les Présidents français et sénégalais». Malgré cela, il s’est représenté leur dialogue sur le sujet en ces termes : «J’imagine bien que le Président Macron a dû lui poser la question suivante : ‘Macky, que comptes-tu faire en 2024 ? Envisages-tu d’être candidat ? Comment vois-tu les choses ?…’»

Ce qui est perçue comme une mise en scène pourrait être proche de la réalité, suivant un prédéterminisme. Curieusement, ce fut la même question que Macron posa à Alpha Condé, au moment de le lâcher.

« Lors de son passage éclair en France, du 27 au 29 octobre 2019, le président guinéen n’a vu aucun officiel français, à l’inverse de son opposant Cellou Dalein Diallo, reçu le 4 novembre par le directeur Afrique du Quai d’Orsay, Rémi Maréchaux. Le froid entre Paris et Conakry date du déjeuner qui a réuni Alpha Condé, le président français et son prédécesseur Nicolas Sarkozy à Saint-Raphaël, le 15 août. Lors de ce repas, Emmanuel Macron a demandé devant témoins à Alpha Condé s’il songeait vraiment à se présenter pour une troisième fois à la présidence. Le président guinéen n’a pas directement répondu, mais l’épisode a laissé des traces », ébruite La Lettre du continent.

Au lendemain de la présidentielle guinéenne du 18 octobre 2020, la réélection de Alpha Condé fut contestée et Paris n’a pas félicité l’alors homme fort de Conakry.

Que nous réserve le silence de Macron ?

Par Thierno Diop

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